Accueil > [Archives] Vendée Globe > Communiqués > J+102 - Derniers jours en mer

J+102 - Derniers jours en mer

L’heure est à la concentration sur cette fin de course. L’effervescence sur les pontons, la foule dans le chenal, les retrouvailles, Alessandro Di Benedetto a encore le temps d’y songer. Pour le moment, à l’approche des côtes, il reste en veille permanente pour faire face à un trafic maritime important.

Nettement freiné par une bulle anticyclonique hier, il reprenait peu à peu de la vitesse ce matin poussé par des vents de sud-est. Au classement de 12h, Alessandro naviguait à une vitesse de 11,6 noeuds et se trouvait à 378 milles de l’arrivée. Reste au franco-italien à traverser le Golfe de Gascogne avant de virer de bord et de filer vers son port d’attache. Sauf imprévu, le skipper de Team Plastique espère franchir la ligne d’arrivée ce vendredi 22 février.

Pas de quoi rougir. Réussir à boucler la boucle sans escale ni assistance constitue déjà en soi une victoire. Son parcours reste tout à fait remarquable, en achevant son tour du monde en moins de 105 jours avec son bateau datant de 1998, le seul à quille fixe, il aura réalisé une meilleure performance que deux de ses prédécesseurs. Une chose est sûre, nous sommes bien loin des 140 jours d’avitaillement qui étaient prévus dans les cales.

Ce qu’il a dit ce midi en vacation

«  Je suis toujours en veille. Pour le moment, il y a plus de 20 cargos dans les 12 milles tout autour. J’ai remis en place le safran. Il y a encore un taquet de safran qui a cassé. J’ai environ entre 12 et 16 noeuds de vent et je suis au portant, tribord amure, grand-voile haute et code zéro déroulé, la mer est assez calme. Je vais bientôt me dégager de cette zone dense de trafic parce que je vais commencer à rentrer dans le Golfe.

Je prépare un peu le bateau pour l’arrivée. Les prévisions me donnent une arrivée pour après-demain, le matin mais c’est le vent qui va le dire. Il peut y avoir entre 15 à 20 noeuds de vent au près, mais je peux avoir encore des surprises avec le Gascogne. Après, ça sera le moment de virer de bord, changer d’amure, redescendre babôrd amure et arriver aux Sables d’Olonne.

Pour le moment, je suis au portrant avec le code zéro qui n’est pas fait pour aller au portant mais je l’utilise comme un petit gennaker. Je fais avec ! D’ici quelques heures, le vent devrait commencer à tourner et demain encore. Il va falloir faire attention quand même, ça peut vite devenir une mer cassante, croisée, surtout que l’angle n’est pas bon du tout. C’est du près serré avec plus de 20 noeuds de vent, ce n’est pas l’idéal pour les 60 pieds.

Le bateau pour le moment n’a pas de problème, le gréément, les safrans, tout est en parfait état, pas de doute sur la quille. A part les voiles bien sûr, il est à 100 % de sa forme. »

Ce qu’il a dit hier sur son tour du monde en 60’

« Ça m’a paru un peu plus simple par rapport au 6,50 car beaucoup plus rapide et moins fatiguant du coup ! Mais c’est extraordinaire car c’est quelque chose de nouveau, c’est une magnifique course, j’ai pris énormément de plaisir. Mais ce sont vraiment deux mondes différents. »

Téléchargement