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J+40 - Un anticylone qui complique la tâche

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Après avoir passé la porte de Crozet dimanche midi, Alessandro, 13e au classement, s’apprête à traverser un passage difficile. Non loin des îles Kerguelen, à plus de 4000 milles du leader, Armel Le Cléac’h, il se fait actuellement rattraper par une zone anticyclonique qui va rendre sa progression compliquée pour les prochaines heures. Qu’importe, il garde le moral et continue à nous faire partager son plaisir d’être en mer.

Vent faible et mer calme
« Là c’est un peu calme, l’anticyclone me rattrape, j’ai environ entre 8 et 11 nœuds de vent et 8 et 10 nœuds de vitesse. Je suis à moins de 500 milles des îles Kerguelen et je vise la porte d’Amsterdam. Il fait environ 11° à l’extérieur et 16° à l’intérieur, je suis au près serré, solent et grand-voile. La mer est calme et il y a moins d’1 mètre de houle. Pour le moment, je me balade dans la journée sur le bateau sans combinaison ».

Content d’être encore là
« Je ne me plains pas du classement, je suis très content de la situation, on est encore là ! Le bateau est en bon état, j’ai des petits soucis de voile, quelques taquets qui ont explosé et j’ai remis en place des fusibles de safran. En gros, il n’y a rien de structurel qui s’est cassé à bord. Il reste encore beaucoup de route mais il faut considérer que le bateau a 14 ans, c’est le seul à quille fixe, il a le mât le plus petit de la flotte et c’est aussi l’un des plus étroits. Pas moins de 25 % de vitesse en moins qu’un bateau récent. Il y a autre chose d’important pour moi, le public, les salariés de Team Plastique et des partenaires sont vraiment proches et c’est touchant, ça me donne de l’énergie ».

Du frais !
« J’ai encore du frais, là je vais me préparer une salade fraiche, j’ai des tomates, des oignons et des échalotes. Je vais aussi cuisiner un minestrone, je suis content d’avoir encore de la nourriture fraîche et de pouvoir varier mon alimentation. Il y a des poissons volants qui arrivent sur le bateau et des caravelles portugaises, qu’il ne faut pas manger ! ».

Bilan à 40 jours
« Je suis content d’être où je suis, de mes conditions et de celles du bateau après 40 jours de navigation. Le Vendée Globe est une course d’endurance et la chose la plus importante est de la terminer. J’ai toujours eu ça en tête depuis le tout début, même avant que le bateau soit acheté et je vais continuer à faire mon possible pour compléter ce tour du monde. Je ne me sens pas dernier mais 13e, car nous étions 20 au départ. Quand il y a du bon vent, j’arrive à tenir pendant des heures des moyennes de 16/18 nœuds avec des pointes de vitesse à 30 nœuds et ça montre que je ne suis pas là en croisière ».