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J+68 - Alessandro, cap-hornier

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Alessandro a doublé à 18h (heure française), le fameux rocher, soit en 68 jours, 5 heures et 29 minutes. Dernier cap-hornier de la course, il navigue à 4335 milles du leader. Pointé à une vitesse moyenne de 15,6 nœuds au dernier classement, il signe une fois de plus la plus belle progression sur les dernières 24h avec 374 milles parcourus.

Le skipper franco-italien a vécu une dernière journée dans le Pacifique sous haute surveillance comme en témoigne son message de l’après-midi, « le vent a forci, j’ai dû faire une manœuvre rapide et affaler la voile d’avant puis reprendre le cap car à quelques milles d’ici se trouvent des icebergs, le premier devrait être à environ 10 milles de moi. J’avance avec des pointes à 23 nœuds, bateau genre submersible, mer croisée et vent à 30 nœuds ».

Hier, celui que son équipe surnomme « au cas où » pour son perfectionnisme a pu terminer la réparation de son grand gennaker. Deux heures dans la soute à voile pour dérouler, essuyer, chauffer et coller la partie déchirée. Il pense pouvoir l’essayer à nouveau d’ici peu et monter en haut du mât dès que les conditions le permettront, « pour le moment, je fais avec les voiles que j’ai pour avancer le plus rapidement possible ».

Le bateau connait bien la route mais Alessandro, lui aussi, connait bien le chemin. Lors de son périple en mini 6,5, il avait déjà doublé le célèbre cap dur le 17 avril 2010, soit près de 6 mois après son départ des Sables d’Olonne.

Ce qu’il a dit
« Cap Horn en vue. Aujourd’hui, c’est un très belle journée même si c’est nuageux. Ce cap, c’est fantastique, ça signifie beaucoup de choses pour moi et pour tous les salariés qui suivent tous les jours mon parcours sur la carte et qui voient avancer ce projet. C’est aussi le retour à la maison, la remontée de l’Atlantique, la fin du grand Sud et les vents qui vont changer. Je ressens beaucoup d’émotions, ici c’est un cimetière à bateau. Cette nuit, impossible de dormir avec l’approche des icebergs mais surtout avec le passage du cap, ça reste mythique dans l’esprit de chaque marin ».

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